Du sexe fort, et même très fort
Par Moi Tout Seul le lundi, février 22 2010, 19:49 - Du sexe !
Le cinéma X a bien changé depuis l’époque où je contemplais, mâchoire tombante et flamberge en main, tassé au fond de mon siège dans un cinéma porno de la rue St Lazare, les turpitudes de Brigitte Lahaie dans des décors de château des Yvelines sans électricité (rien que des bougeoirs, tenus en main par des valets lubriques).
Depuis que j’ai vu les Hots d’Or (voir un billet précédent), j’ai repris contact avec le genre (grâce, en particulier, au site de Cécilia Vega, «meilleure performeuse»). Aujourd’hui, «c’est du brutal», comme disait l’autre, et de la défonce panoramique. Le double anal est devenu un double banal, genre figure imposée de début de concours régional de twirling bâton, les filles nous font profiter de leurs très larges ouvertures arrières, dans lesquelles elles n’hésitent pas à s’enfoncer elles-mêmes la main (ça s’appelle l’ «auto fist»).
Grand Dieu, et ça cogne. Les mecs balancent des mandales, tirent les cheveux, forcent les filles à garder leurs bites le plus longtemps possible au fond de la gorge, exercice dont elles sortent à moitié asphyxiées, les étranglent, bref, c’est plus de l’amour, c’est de l’arrache !
Perplexe, j’ai foncé sur ma bible, («Le Cinéma X», aux Editions de la Musardine), où j’ai découvert qu’en fait, nous les hommes, sans doute rendus moins sûrs de nous par la montée du féminisme et la place grandissante qu’occupent désormais les femmes dans la société, on avait besoin de les voir un peu souffrir pour arriver à bander ! D’où l’omniprésence de la sodomie (c’est encore mieux si la fille grimace un peu de douleur au moment de la pénétration), et d’où les coups.
J’en ai parlé à ma femme, elle a été très claire : «si tu me fais mal, je te tue». Bon ben, on a refait du Brigitte Lahaie. C’est bien aussi.